Les Pennes-Mirabeau : une ville au pluriel

La chronique provençale

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 Il n'y a pas de chronique en mars.


Chronique de février :

Lou retour de la nèu

Vaqui bèn-lèu uno annado que nòsti vido cabussèron dins aquelo chaucho-vièio de Courounavirus. Lou brave pople es au bèu mitan d’uno economìo messo à mau pèr li barraduro di bar e restaurat, lou ritme aro bèn famihau di counfinamen e descounfinamen e belèu l’espèr d’un vacin. Mai aqueste dimenche matin, la Prouvènço s’es revihado touto blanco, coume lavado de tóuti si malur. Despièi d’annado de tèms, avian pas vist tant de nèu ! Ô, uno nèu bèn moudèsto, mai talamen raro sus nòsti ribeirés qu’à chasque cop, aquéu pichot avenimen nous sort de l’ourdinàri e nous fai óublida un pau lou rèsto. A-n-aquesto ouro, sabe pas quant de tèms aquelo bello nèu countuniara de toumba mai voudriéu palafica pèr l’eternita la vesioun blanco e pasiblo di colo, di jardin e di téulisso. Aquesto annado, li parpaiolo lóugiero e viróutejanto sèmblon i counfèti d’un revihoun de 31 de desèmbre que lou virus nous raubè.

Valérie Payan (Escolo Espenenco de Lengo Prouvençalo)

 

Traduction :

Le retour de la neige

Cela fait bientôt une année que nos vies ont plongé dans ce cauchemar de Coronavirus. Le brave peuple est au beau milieu d’une économie mise à mal par les fermetures des bars et restaurants, le rythme maintenant familier des confinements et déconfinements et peut-être l’espoir d’un vaccin. Mais ce dimanche matin, la Provence s’est réveillée toute blanche, comme lavée de tous ses malheurs. Depuis des années, nous n’avons pas vu tant de neige ! Oh, une neige bien modeste, mais tellement rare sur nos rivages qu’à chaque fois, ce petit évènement nous sort de l’ordinaire et nous fait oublier un peu le reste. A cette heure-ci, je ne sais pas combien de temps cette belle neige continuera à tomber mais je voudrais figer pour l’éternité la vision blanche et paisible des collines, des jardins et des toits. Cette année, les flocons légers et tourbillonnants ressemblent aux confettis d’un réveillon du 31 décembre que le virus nous a volé.

 

CHRONIQUE MENSUELLE

Ces textes en langue provençale sont proposés par l’association pennoise Escolo Espenenco de Lengo Prouvencalo.
L'objectif de cette chronique est de faire ni passéisme ni folklore, mais de parler dans la langue locale -le provençal- de tous les sujets. Le provençal, seule langue régionale à avoir obtenu, sous sa forme littéraire, un prix Nobel, a aussi des particularités dialectales. C’est pour cette raison que les textes sont écrits tantôt en langue littéraire, tantôt dans le provençal parlé dans la région de Marseille et des Pennes-Mirabeau.

L'Escolo Espenenco de Lengo Prouvencalo
Renseignements : 04 91 09 08 74

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