EN QUARANTAINE

Agenda culturel
21-02-05
Date: 29 mai 2021 18:00

Lieu: Espace Tino Rossi

Le soir de ses quarante ans, un homme fait le constat amère de sa vie : son corps, sa fougue et les idéaux de sa jeunesse l'ont lâché. Avant, à cet âge-là, on avait acquis une certaine assurance, fort de son expérience. Maintenant, à quarante ans, sonne l’heure des doutes et de la remise en question. On serait devenu comme obsolète dans une société qui célèbre le jeunisme à tout prix. Alors ?

Pour oublier, Jean-Jérôme Esposito, seul en scène, s’embarque dans la danse comme pour mieux imprimer sa marque dans l’existence, lui donner corps et mouvement. «Et si tu pouvais tout changer, le ferais-tu ?» L’homme se lance un défi, vécue comme une épopée, nourrie de situations drôles et décalées.

 

Rencontre avec Jean-Jérôme Esposito

Comment vous est venue l'idée de la pièce, «En quarantaine» ?
L'écriture a surgi d'un constat sur la société dans laquelle nous vivons. On nous fait croire que nous avons besoin d'internet, de gérer des comptes bancaires en ligne..., et on croit tout maîtriser de cette façon. En réalité, cela nous mène à un état plus anxiogène qu'épanouissant, une vie à l'intérieur d'un système géré par des algorithmes. Puis la crise du Covid est arrivée, entraînant avec elle sa nouvelle problématique : jusqu'où est-on prêts à aller en tant qu'êtres humains ? Nous étions censés vivre dans une société qui nous protège mais avec l'apparition de ce virus, une multitude de crispations ressurgit.

Pour l'écriture, j'ai sollicité Fayçal Oubada, auteur d'une première comédie sur la perte des idéaux au lendemain du second tour des élections présidentielles de 2002. Nous avons ensuite retravaillé ensemble, et finalement, on peut dire que c'est du sur-mesure !

Votre personnage fête ses quarante ans, ce qu'il vit très mal. En quoi cette crise est-elle révélatrice de ce que traversent les quadragénaires aujourd'hui ?

Avoir quarante ans actuellement, c'est basculer dans un inconfort certain. Avant, à cet âge, on pouvait profiter de ce que l'on avait réussi à construire durant les années qui précédaient, maintenant c'est l'incertitude. À quarante ans, on serait devenu obsolète ! Nous traversons une crise du jeunisme où il faut maintenir les apparences, s'épiler avec une précision chirurgicale, alors que la société a aussi besoin de maturité. C'est alors là que s'installe la nostalgie de ce que l'on a vécu, les souvenirs remontent par le truchement, non pas d'une madeleine dans mon cas..., mais d'un kebab !

Dans la pièce, il y a le flic marseillais, et même Dieu est marseillais. Cet ancrage dans la cité phocéenne avait-elle son importance ?

Marseille c'est d'abord mon univers, forcer l'accent des personnages rappelle des acteurs truculents et populaires tels que Raimu. Et puis, on sait d'avance qu'avec un personnage marseillais, la situation ne va pas se dérouler normalement. Il va y avoir de l'entourloupe dans l'air !

Sur scène vous chantez, et surtout dansez à plusieurs reprises. En quoi cela renseigne votre personnage ?

Grâce au travail du metteur en scène, David Pagliaroli qui est aussi chorégraphe de danse hip-hop, j'ai pu ajouter à mon personnage la dimension du corps qui vieillit mais aussi porter un message positif, à savoir qu'il faut être ensemble, danser, être positif. La danse est un art qui parle à tout le monde, il n'y qu'à regarder les enfants, c'est un moment de communion entre les gens.
Et puis à travers la danse, et par le biais des d'autres, le personnage va à la rencontre de lui-même et laisse s'exprimer son côté fort.


Samedi 29 mai à 18h / Espace Tino Rossi
Tarifs : 11€ / 8€
Renseignements : 04 91 67 17 79

Lien vers la billetterie en ligne

 

 

 

Téléphone
04 91 67 17 79
Email
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Toutes les Dates


Dates: 29 mai 2021 18:00

Propulsé par iCagenda